
Conduire un véhicule à l’étranger peut sembler simple. Le véhicule est immatriculé, assuré et homologué dans un pays de l’UE. Mais lors d’un contrôle, la situation peut rapidement se compliquer.
Tout se résume souvent à deux questions : où le véhicule est réellement utilisé et si le conducteur peut prouver qu’il a le droit de le conduire.
Si un véhicule est immatriculé dans un pays mais utilisé pendant une période prolongée dans un autre, les autorités peuvent, dans certains cas, exiger qu’il y soit réimmatriculé. Cela peut impliquer une immatriculation locale, de nouveaux frais et, en fin de compte, de nouvelles plaques d’immatriculation.
Dans le même temps, le conducteur peut devoir expliquer pourquoi il conduit le véhicule. Cela est particulièrement pertinent lorsque le véhicule n’appartient pas au conducteur. Il peut s’agir d’un véhicule de l’employeur, d’une voiture de société, d’un véhicule en leasing, d’une voiture de location ou d’un véhicule prêté par un particulier.
AMVI card*
AMVI card* – AMVI card est un document d’autorisation qui signifie Authorisation for a Third Party to Use a Motor Vehicle Internationally. Il permet de vérifier rapidement la propriété, le droit d’utilisation et d’autres informations pertinentes sur le véhicule pendant les voyages et les contrôles.
L’autorisation peut être déterminante
Lors d’un contrôle routier, présenter le certificat d’immatriculation du véhicule ne suffit pas toujours.
Si vous conduisez un véhicule appartenant à votre employeur, à une entreprise, à une société de leasing, à une agence de location de voitures ou à un autre particulier, vous devrez peut-être présenter une autorisation, une procuration ou tout autre document prouvant que vous avez le droit d’utiliser le véhicule.
Le portail d’information de l’UE Your Europe indique que toute personne conduisant une voiture qui ne lui appartient pas doit pouvoir prouver qu’elle a le droit d’utiliser le véhicule. Cela devient particulièrement important lors des déplacements transfrontaliers et pendant les contrôles.
Véhicules de l’employeur et voitures de société
Pour les véhicules appartenant à l’employeur, la question de l’autorisation est particulièrement importante. Le conducteur n’est souvent pas inscrit comme propriétaire du véhicule, tandis que celui-ci peut être utilisé pour le travail, les déplacements ou dans plusieurs pays.
Dans de telles situations, un document d’autorisation clair peut indiquer qui possède le véhicule, qui est autorisé à l’utiliser, pour quelle période et s’il peut être utilisé à l’étranger.
Cela réduit le risque de malentendus lors des contrôles et facilite la preuve que le véhicule est utilisé avec l’accord du propriétaire.
Voitures prêtées par des particuliers
Pour les voitures prêtées par des particuliers, les règles peuvent varier d’un pays à l’autre.
Certains pays, dont la Pologne et la Hongrie, sont souvent mentionnés en lien avec des exigences de documentation montrant que le conducteur a le droit d’utiliser une voiture appartenant à une autre personne.
Cela peut, par exemple, inclure une procuration ou une autorisation écrite du propriétaire.
Vérifiez avant de voyager
Toute personne conduisant un véhicule à l’étranger devrait toujours vérifier les règles avant le voyage. Cela vaut à la fois pour le pays dans lequel vous vous rendez et pour les pays que vous traversez en chemin.
Les règles peuvent différer selon que le véhicule est détenu par un particulier, appartient à une entreprise, est loué, est en leasing ou est immatriculé dans un autre pays.
Elles peuvent inclure des exigences relatives à l’immatriculation, à l’assurance, à l’autorisation, à la procuration, à la preuve de propriété, aux documents de leasing, aux documents de location de voiture ou à d’autres papiers montrant que le véhicule peut être utilisé par le conducteur.
Pour toute personne souhaitant éviter les problèmes, le conseil est simple : vérifiez les règles à l’avance et assurez-vous de disposer d’une documentation claire montrant que vous avez le droit de conduire le véhicule.